Mon amie la LED – LightPainting

S’il y a bien une technique que je ne tenterai pas en argentique, parce que trop la flemme, trop de déchets, trop risqué, c’est bien le lightpainting.

D’ailleurs, moi, je n’ai pas vraiment tenté, c’est plutôt mon pote Xtof qui s’est lancé la-dedans. De temps en temps, on fait une session ensemble, avec ma copine Pauline (Voilà, vous allez connaitre toute ma vie). Il gère la technique, le matos, et nous on apporte les modèles (donc nous) et les idées saugrenues. Et il nous supporte (ce qui est bien plus difficile que de maitriser la technique du LightPainting je crois). Bon, je dis pas, il a aussi quelques idées quand même.

Allez, je fais un mini cours de rattrapage pour Hughes qui suit jamais rien. Les bilingues in english traduiront facilement “Peinture avec de la lumière”, et c’est un peu plus clair. L’idée, c’est de faire des photos dans un endroit sombre (technique d’insomniaques), de mettre l’appareil sur trépied en pose très longue et de faire mumuse avec des lampes/ampoules/bougies/trucs lumineux…

Dit comme ça, c’est plutôt simple. Et d’ailleurs le principe l’est totalement. Par contre, la vraie difficulté c’est de parvenir à réaliser l’image qu’on a dans sa tête. Parce que ça demande d’anticiper les choses, de réfléchir à l’ordre d’apparition des lumières, à la pose du modèle (qui doit pas bouger tout le temps des opérations), à ne pas se mettre entre la lumière et l’objectif, à cacher les manipulateurs d’objets lumineux, … et pleins d’autres détails (auxquels on ne pense pas mais qui font la différence). Le tout dans le noir total, sans contrôle visuel des actions en cours. C’est un peu comme essayer de dessiner les yeux fermés. C’est pas inné quoi.

Et quand on foire, on ne le sait qu’après tout avoir fait. Et il faut tout recommencer depuis le début. C’est rageant. Mais ça fait partie de l’apprentissage. La petite magie du truc se niche là aussi. Parfois, on réussi un truc fun. Parfois, une idée prend forme et ça rends plutôt bien.

Et au bout de 50 prises, pleins d’idées foireuses, des fous rires, des trucs flous, des trucs moches, on arrive parfois à faire ça :

Dark light

Et là, on était super contents, parce que c’était ce qu’on avait dans notre tête.

Allez, va voir ses aventures, il progresse a vitesse grand V : Dark Light (mais lui, il a pas de blog, tu vois…). Et il a mit un point d’honneur à ne retoucher aucune photo, la classe non ? Il y a aussi les pro : par exemple Breakdance LightPainting par Joana Jaskolska.

Mais dans tous les cas, cette technique a le mérite d’offrir un immense espace de créativité. De lier le réel et l’imaginaire encore plus fortement qu’en photographie “standard”. Et ça, c’est un nouvel univers qui est plutot attirant, non ?

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Premiers portraits au Sténopé

Il y a des jours qui se prêtent à l’aventure. La conjonction des planètes, un parfum de folie dans l’air, un rayon de soleil qui chauffe les esprits… peu importe. Toujours est il qu’en septembre, il y a eu un dimanche un peu magique. Un dimanche qui se prête à l’aventure, à l’exploration et à l’audace !

(J’envoie le pâté sur l’intro, ça donne envie de savoir la suite, hein ?? On se croirait sur la couverture de Paris Match) (je vais peut être leur proposer mes services, ça peut payer l’hébergement du blog, non ?) (non, je sais.)(bref.)

Toujours est-il que c’était un dimanche ensoleillé, et que le projet de base, c’était d’aller à une après midi concert chez l’habitant. (Si tu connais pas le concept, c’est des gens qui organisent des spectacles/expos culturelles dans leur jardin. Ça fait du lien entre les gens, ça change la culture du cadre habituel, et en plus, c’est rigolo et l’occasion de découvrir de jolies choses pas très loin de chez soi. En bref, vas y, c’est top.)

Donc le projet de base, c’était vraiment simplement de profiter du lieu (très beau, avec un petit bras de rivière et une balançoire – le détail ultime du jardin parfait), des expositions de bijoux, de tableaux et du concert folk acoustique proposé. Mais j’ai eu un coup de tête avant de partir, et j’ai pris mon petit Noon, un trépied. Au cas où. Et avant que le concert commence, j’ai demandé à nos hôtes si je pouvais me poser, faire un petit stand “portraits au sténopé”.

Si j’ai réussi à oser cette fois là, c’est parce qu’en fait, je connaissais beaucoup des gens présents, et que c’est plus facile de leurs demander de poser pour moi. Forcement, demander à des inconnus de rester sans bouger pendant 1 à 2 min (et là, j’avais pris du 400 ISO un jour ensoleillé…), sans garantie de résultat, sans connaitre le délai de développement, et sans petit écran derrière pour qu’ils se fassent une idée de l’image…. c’est pas gagné. En tout cas, moi, j’ose pas trop.

Mais ça rends pas si mal finalement !

Bon, le petit Noon ne se prête pas si bien que ça au jeu du portrait, rapport au grand angle et à la difficulté de cadrage. Il aurait fallu que je me rapproche encore plus des gens… Mais la prochaine fois, je le saurais. Ensuite, il faut que je me méfie des nuages et des ombres projetées…parce que mon ombre sur la photo, c’est pas vraiment l’idée de départ.

Mais je suis plutôt contente, pour une première, c’est pas si pire, non ?

 

 

 

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Les premiers portraits

J’ai envie de me lancer dans un nouveau domaine de la photographie. Un domaine que je n’osais pas trop tenter jusque là, par manque de technique, et par timidité aussi. Mais j’ai de la chance, j’ai de supers copines et le hasard a tendance à faire bien les choses. Mais ça, c’est une autre histoire. Enfin non, mais si, un peu. Bref.

Enfin voilà, je sais même plus comment ça s’est passé, ni comment on s’est retrouvées toutes les 2 dans la prairie derrière chez moi, mais un matin, Lola et moi, on s’est lancé dans une série de portraits. Ce qui était cool, c’est que Lola, elle a l’habitude de poser. Alors c’était quand même bien plus facile pour moi. Le deal était simple, je tente le truc, je ne promet aucun résultat. Genre il se pouvait qu’il n’y ait aucune photo que je pourrais considérer comme potable à la fin. Et vu mon degré de critique perso, c’était statistiquement ce qui risquait d’arriver de plus probable. Je lui ait garanti par contre de faire de mon mieux. C’est pas si mal. Bon elle a dit ok en tout cas. Merci Lola, sacré courage.

Bon, on a rigolé, j’ai galéré et elle a été super gentille. Pas une critique. Balèze. Et là, j’ai réalisé que le portrait ça ne s’invente pas. Parce que quand tu connais mal ton appareil photo, tu passes à coté de chouettes photos. Parce que la mise au point, t’as pas 25 min pour la faire. Parce que ton modèle bouge (j’te jure ! ), parce que la lumière change et elle t’attends pas (si quelqu’un a le numéro de téléphone du responsable nuages, je suis preneuse, j’ai deux/trois trucs à lui dire…). Parce que proposer des idées de poses à un modèle, c’est pas inné. Parce que si t’as pas le bon matos, tu galère un peu a faire les photos que tu as dedans ta tête. Parce que la patience de ton modèle a forcement des limites et que tu culpabilise de la torturer. Parce qu’il fait froid le matin. Parce que… Bref.

Ce qui est cool quand on se lance dans un genre que l’on ne connais pas, c’est qu’on peut tout explorer sans pression, de toutes façon, on y connait rien et on sait rien faire. Et on fait tout et n’importe quoi sans limites et sans jugement. Comme ça, on peut se rendre compte de ce que l’on aime ou pas. Enfin, plutôt ce qui nous met à l’aise ou pas. Et moi, en fait, j’aime pas prendre les corps en photo. Enfin si, mais je sais pas comment m’en dépatouiller, gérer le décor derrière, proposer des poses… Moi, j’aime les visages, les expressions, les regards. Et d’ailleurs, ça se sent sur le résultat. Les photos en pied sont plutôt inintéressantes. Et les portraits visages, par contre, il se passe un truc. Un début de truc, mais un début, c’est déjà quelque chose.

lola1bis

Après la séance, Lola a été encore plus cool, elle est restée avec moi pour la session de retouche. Ça a eu plusieurs bons cotés. Déjà, ça m’a forcé à le faire directement après, plutôt que de laisser trainer le projet pendant des mois. Et ensuite, j’avais un avis extérieur sur mon travail. C’est un peu stressant aussi, pas facile de retoucher quelqu’un quand on l’a à côté de soi. Mais hyper intéressant pour la sélection des photos. Surtout qu’elle a l’habitude de tout ça.

Donc on a fini par sélectionner 4/5 photos. Sur une centaine. Maigre ratio. Et au final, il n’en est resté que 2. Deux portraits. Un où je lui ai demandé de penser à des choses noires, de la haine, de la colère, ce genre de trucs. J’ai du carrément lui dire de me regarder comme si elle voulait me tuer. Avec ses yeux bleus, ça fait flipper finalement quand on regarde à travers l’objectif… Et l’autre a été prise sans consignes. Juste elle se marrait. Ou elle se foutait de moi. Un sourire naturel quoi. Je l’aime beaucoup cette photo là.

lola2

Enfin voilà, je me suis lancée et je trouve ça plus intéressant à faire que les paysages. Je commençais à m’ennuyer, plus trop de motivation à faire des photos, l’impression de refaire toujours la même. Comment avoir l’impression de refaire toujours la même avec des êtres humains ? Mais encore faut il oser leur demander de poser. Et là, y’a du boulot.

Et puis j’aimerais un nouvel objectif pour mon Olympus, dédié à ça. Parce que le grand angle, ben c’est pas pratique.

Les prochains portraits, en plus j’aimerais que ça soit au sténopé. Qui sera le cobaye ?

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